Juin 2025 - frapper un mur
- edithlangevin

- 8 juil.
- 3 min de lecture
Préparation finale pour le Défi Pierre Lavoie avec mon amie Flo, on est hype raide, bon stress! Pour ceux/celles qui l’ont déjà fait, cool événement, pis, on s’est bien entraînées, nutrition on point, 10/10. En plus, j’ai prévu prendre le mois de juin mollo, pour de vrai cette fois-ci, parce que j’ai réalisé que j’avais pris aucun congé de fin janvier à mi-avril. Would not recommand, tu te souviens quand j’ai dit que quand ton travail c’est ta passion, c’est un couteau à double tranchant ? Ben voilà, mais en même temps, je suis travailleure autonome je gère mon horaire pas mal comme je veux. Bref, un éternel apprentissage.
On part de Défi Pierre Lavoie, on s’adapte au peloton, on joue safe mais en même temps, as-tu déjà senti l’effet d’aspiration d’un vrai bon gros peloton ? C’est hot raide, tu forces à peine, t’as l’impression de rouler à 23-26km/h mais dans le fond, tu frôles le 40km/h. Flash McQueen ou quoi ??? Sauf qu’un peloton dans un événement comme ça, c’est pas comme un truc de pro, pas mal plus imprévisible. Bon j’ai jamais roulé dans un peloton pro mais tu comprends l’idée, ain’t Tadej Pogacar moi là. Le peloton commence à devenir agité pis bordel, le monde me frôle, je roule dans une bonne craque, pas une tite fissure là, un bon cratère à la fois étroit, je sais même pas comment ma roue est pas restée coincée de-dans. Bref, j’me plante pas pire mais I guess que j’avais un ange gardien ce jour-là (merci grand-maman Marthe et mes grands-papas Adrien, François) parce que, fouille-moi comment, mais j’ai réussi à me faufiler et à être la seule à tomber. On choisit son mal, pas envie d’être le domino du dessous on s’entend. Histoire courte, la médecin sur le site (après m’avoir brossé les plaies, aouch pour vrai), me dit : bon je vais te faire un billet d’arrêt de travail pour 3 semaines. Je la regarde et je dis : « je suis travailleure autonome ». Elle : « ah, tu vas prendre ça mollo right ? », moi : « oui, oui Doc ». Bullshit. J’ai recommencé à travailler le lundi, au grand désarroi de ben du monde mais r’garde, j’avais pas de commo, mes plaies étaient couvertes, tout est good. Quand on entend les gens dire que les professionnels de la santé sont les pires patients, c’est vrai en crime. Pas toujours les meilleurs exemples mais bon.
Longue histoire :
Mon premier réflexe quand je réalise que je suis face contre terre, est-ce que mes dents sont intactes ? Après, j’me dis, bon, pas trop mal, tout est good, je crache pas de sang. C’est quand j’essaie de bouger, hum, ça marche pas, attends un peu là ? Heille, j’suis thérapeute du sport, je sais ce que ça peut vouloir dire moi là. Je suis figée raide, c’est là que je me rappelle ce que Marc nous avait dit dans une formation : quelqu’un qui a un gros trauma, il cherchera pas à bouger, son corps va se crisper pour se protéger, alors on se calme sur vouloir tout immobiliser à tout prix. Ok, je bouge mes doigts, mes pieds, fiou, ça marche, je vais pouvoir continuer à rouler et à travailler. Je finis par me relever, je veux rembarquer sur mon vélo, top shape la fille, plus de peur que de mal. Le médecin me regarde : aucune chance que tu rembarques sur ton vélo, viens dans l’ambulance, on va nettoyer tout ça. Ouin, quand je me suis vue dans le miroir, j’ai pogné un deux minutes. Écoute, j’ai pris ça mollo le reste du weekend, je pense à mes patients, est-ce que je suis en mesure de travailler ? je te dis que oui moi, j’en déplace quelques-uns pour alléger mon horaire et me laisser le temps de nettoyer mes plaies comme il faut, mettre de la glace sur mon visage car, c’était BIEN enflé.
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